Experimental Activity

Rencontre avec Hervé André

C’est dans une galerie située rue Mazenod que je fis la connaissance d’Hervé André (Exposition « Dessin d’essai », URBAN GALLERY)

Un léger sourire aux lèvres, je pénétrais ce lieu qui me semblait abandonné, mais dont une petite porte à gauche, indiquée par une affiche sobrement collée, qu’avait actuellement lieu l’exposition temporaire, d’un artiste qui m’était alors inconnu.
 

Je pénétrais donc ce lieu, montais des marches peut accueillantes, mais chargées de vécu, et découvrais une galerie immaculée de blanc et les prémisses d’une exposition qui s’intitulait « Dessin d’essai ».
 

Des formes difficilement identifiables, une interrogation sur le corps peut être, des images de viscères, de corps humains en mouvement.
 

Remplie d’interrogations et sceptique je parcourais la salle, quand au sol, posé comme un tapis, je découvrais un immense rouleau dont le dessin, réalisé à la plume et à l’encre de chine, me laissait sans voix.
 

Peu d’artistes arrivent encore à nous transporter quelque part, l’art à souvent fait un tour complet et ne cesse d’effectuer un retour en arrière.
 

J’étais subjuguée, envoûtée par ce rouleau imagé, à la fois image corporelle et emprunte de nature. Un dessin où l’on pouvait encore y percevoir la volonté, où plutôt l’inconscient de l’artiste qui avait lui-même beaucoup de mal à expliquer et exprimer son art. L’artiste est voué, investi, possédé par son art.
 

Il rêve ces formes, les ressent et les dessine de manière passionnelle sans pouvoir les contrôler ou les maîtriser. Il les subit bien plus qu’il les comprend et tel que l’on fait les plus grands, j’y ai vu une sorte d’extase et de don de soi dans cette esquisse en devenir.
 

C’est donc les étoiles pleins les yeux et le cœur fasciné par ce qui m’avait été donné de voir et remerciant l’artiste de se livrer un peu, que je rentrais chez moi, des rêves pleins la tête et emplie d’espoir sur le devenir de l’art.

 

Elodie SAGNY

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